Alors de l’emploi restent néanmoins sombres. Malgré un

Alors que la France a
la cinquième plus grande économie du monde, elle a connu un fort taux de
chômage depuis les années 1970. Ce taux de chômage élevé et persistante, qui a oscillé autour de 10% pendant
environ une demi-décennie,

est révélateur de problèmes fondamentaux avec la structure du
marché du travail français. Selon la définition de chômage adoptée par le
Bureau international du travail (BIT), un ‘chômeur’ est une personne à qui les
trois déclarations suivantes peuvent être appliquées : être
sans emploi, c’est à dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une
semaine de référence ; avoir cherché activement un emploi dans le mois
précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois ; et
être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours (Insee.fr, 2018). Alors que la France a enregistré sa
troisième année consécutive de croissance positive du PIB en 2017, avec une
production en hausse de 1,5%, les derniers chiffres de l’emploi restent
néanmoins sombres. Malgré un petit déclin du nombre du chômeurs en France
compare avec 2016 (0.5%), le taux de chômage est passé de 8,74% à 9,4% depuis
2009 (theOECD, 2018). Un taux de chômage accru est caractéristique d’un krach
financier mondial, comme celui de 2008, mais est-ce que la récession
devrait-elle encore avoir un impact sur le marché du travail en France dix ans
plus tard ? Quels sont les autres facteurs qui contribuent à ce « problème
endémique » ? Cet essai tentera d’expliquer les raisons pour lesquelles le
taux de chômage est resté si élevé en France, en analysant à la fois les causes
du chômage à long terme et à court terme et en examinant les réformes infructueuses
du code du travail.

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Avec
la crise économique de 2008, la plupart des payées européens ont connu une
forte dégradation de leur marche du travail. Selon un article publié par le
Monde, presque la moitié des régions en France ont perdus plus de 3.2%
d’emplois, seize d’entre elles ont particulièrement souffert avec des pertes
supérieures a 10% dans les quatre années qui ont suivis la crise (LeMonde.fr,
2013). En plus, le nombre de nouveaux emplois crées diminue car la demande de
main-d’œuvre des employeurs s’affaiblit face au ralentissement économique – au
fond, c’est clair qu’un une brève hausse des chiffres du chômage est attendue
après une crise financière. Néanmoins, dix ans plus tard, le taux de chômage en
France a augmenté, tandis que les taux de chômage en Grande-Bretagne et en
Allemagne ont réduit par 2.73 % et 3.62%, respectivement (theOECD, 2018). Ces chiffres,
ajoutés à la persistance d’un taux de chômage élevé sur plusieurs décennies et
à travers différents cycles économiques, suggèrent que le chômage en France est
plus un phénomène structurel qu’un phénomène cyclique. Les comparaisons avec
d’autres pays industrialisés indiquent un certain nombre de causes potentielles
de chômage structurel en France : les pièges de l’inactivité créés par les
systèmes de prestations de chômage et d’aide sociale ; un SMIC (salaire
minimum interprofessionnel de croissance) trop élevé ; une période prolongée d’incertitude économique
; et les facteurs démographiques qui ont fait monter la population active. ; et les facteurs démographiques qui ont
fait monter la population active.

 

Tout
en fournissant un filet de sécurité sociale essentiel, des prestations de
chômage trop généreuses peuvent avoir des conséquences inattendues, en
particulier en créant des pièges d’inactivité. En protégeant les travailleurs
contre le risque de perte d’emploi, les prestations de chômage jouent un rôle
stabilisateur tout au long du cycle économique et permettent une plus grande
mobilité de l’emploi, les demandeurs d’emploi pouvant consacrer plus de temps à
trouver un emploi correspondant à leurs compétences et attentes.  Au même temps, des prestations généreuses
peuvent compromettre les incitations de trouver un l’emploi en réduisant
l’écart entre les revenus du travail et ceux qui ne le sont pas, avec des
effets négatifs sur la durée du chômage et le chômage total. En outre, les
critères d’éligibilité de la France aux prestations de chômage sont parmi les
plus laxistes en Europe – les personnes devenant éligibles aux prestations
après seulement 4 mois de cotisations (Service-public.fr, 2018).  Les exigences de recherche d’emploi sont
également faibles – permettant aux chômeurs de rejeter la première offre
d’emploi sans pénalité, un phénomène inégalé par aucun autre pays de l’UE
(Venn, 2012). Par ailleurs, le système existant crée des incitations à alterner
entre les contrats ultra-courts et le chômage. Quelqu’un peut compter sur le
modèle du chômage et des prestations de chômage pour une durée indéterminée. Ces
«avantages» du système de prestations de chômage permettent d’en abuser
facilement,  et peuvent même attirer
certaines personnes vers le chômage, ce qui explique peut-être en partie le
niveau élevé du chômage en France.

Le
ratio salaire minimum / salaire médian en France est parmi les plus élevés
d’Europe et de l’OCDE, ce qui pèse négativement sur le chômage. Le salaire
minimum en France est actuellement d’environ 60% du salaire médian, bien
supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE. Le haut SMIC, qui n’a pas été
réduite quand  la semaine de travail a
été réduite à 35 heures en 2000, pourrait bien avoir été un facteur contribuant
à l’endémie du chômage en France, affectant spécifiquement les jeunes et les
travailleurs peu qualifiés. En plus, L’incertitude économique accrue depuis la
crise peut avoir affecté la manière dont les entreprises françaises ajustent
leur demande de main-d’œuvre, ce qui peut les avoir amenées à freiner
d’embaucher pendant la reprise.

Un
autre facteur à prendre en compte lorsque l’on se penche sur le problème du
chômage endémique en France est la croissance de la population active
française. Par rapport à l’Allemagne, dont la main-d’œuvre a été réduite
d’environ 1,5% au cours des années qui ont suivi le krach financier, la
population active française a en fait augmenté par environ 0.7% chaque année
(theOECD, 2018).  Une croissance aussi
rapide signifie que les obstacles sur les marchés du travail font qu’il est
impossible de créer un nombre équivalent d’emplois pour faire face à la
croissance de la population active. Cela
peut expliquer, au moins en partie, la sous-performance relative de la France
par rapport à un taux de chômage élevé.

Les
règles et les règlements régissant l’embauche du personnel sont énoncés dans le
code du travail, et les employés jouissent de nombreux droits, ce qui rend très
coûteux l’embauche et le congédiement des employés. En plus des salaires, il
faut payer un 13ème mois de salaire, cinq semaines de congés annuels payés, et
souvent 40-60% de cotisations de sécurité sociale. Ce paradigme signifie qu’un
grand nombre d’entreprises françaises réticent à recruter de nouveaux salariés
en contrat à durée indéterminée et hésitent à licencier des salariés existants
– cette loi du travail limite essentiellement l’emploi (ou augmente le taux de
chômage naturel).

Néanmoins,
les récentes réformes du Code du travail, qui visent à rendre plus facile et
moins coûteux pour les entreprises l’embauche et le licenciement du personnel,
ont suscité l’indignation de certains. Les critiques des nouvelles lois disent
que les réformes rendent de plus en plus probable que les travailleurs français
seront vulnérables à un mauvais traitement – Thomas Breda, un expert français
en économie du travail du Centre national de recherche scientifique (CNRS), a
déclaré au Le Monde que le contournement potentiel des syndicats dans les
négociations syndicales pourrait «ouvrir la porte à de nombreux abus dans des
situations où les employés sont incapables de se défendre » (LeMonde.fr,
2018).

Les
autres facteurs moins spécifiques à la France qui peuvent contribuer à son taux
de chômage élevé incluent les avancées technologiques et la mondialisation
accrue. La concurrence internationale a fait reculer l’inflation, en partie à
cause des importations de produits fabriqués dans des pays à bas coûts, et en
partie à cause de la nécessité pour les entreprises locales de rester
compétitives, en maintenant les salaires sous pression. La concurrence
internationale peut également entraîner la perte permanente d’emplois dans des
pays avancés comme la France a cause de la délocalisation, une nouvelle
division internationale du travail et la disparition de certaines activités, ce
qui en ferait une source de chômage structurel plus élevé. Les progrès
technologiques ont également et continueront à entraîner des pertes d’emplois à
mesure que certaines tâches deviendront automatisées, par exemple l’utilisation
de robots sur une chaîne de production au lieu de personnes, ou les caisses
automatiques dans les supermarchés. L’effet résultant de l’augmentation du
chômage résulte des développements technologiques à grande échelle qui
accompagnent ce phénomène, qui réduisent la demande de main-d’œuvre non
qualifiée. 

En
résumé, la combinaison d’un système de protection sociale défaillant, d’un
salaire minimum élevé et des progrès technologiques, tous dans un contexte de
crise financière et d’instabilité économique, ont fait peu pour atténuer les
taux de chômage notoirement élevés en France. Il faut néanmoins reconnaitre que
pendant plusieurs années, indépendamment de leur affiliation politique, les
législateurs ont promis de créer une meilleure situation pour les chômeurs,
mais exactement le contraire est arrivé. La législation du travail protège ceux
qui bénéficient déjà d’emplois stables, tandis que la crise économique et la
récession ont limité le nombre d’emplois crées.

La
législation du travail protège ceux qui bénéficient déjà d’emplois stables,
tandis que la crise économique et la récession ont limité le nombre d’emplois
crées.

En résumé , la combinaison d’un système
de protection sociale défaillant, d’un salaire minimum élevé et des progrès
technologiques, tous dans un contexte de crise financière et d’instabilité
économique, ont fait peu pour atténuer les taux de chômage notoirement élevés
en France. Il faut néanmoins reconnaitre que pendant plusieurs années,
indépendamment de leur affiliation politique, les législateurs ont promis de
créer une meilleure situation pour les chômeurs, mais exactement le contraire
est arrivé. La législation du travail protège ceux qui bénéficient déjà
d’emplois stables, tandis que la crise économique et la récession ont limité le
nombre d’emplois crées.